Merkel reste dans le viseur de l’axe Rome-Vienne

Merkel reste dans le viseur de l'axe Rome-Vienne
Angela Merkela rappelé «sa position»: la gestion des crises migratoires ne peut être qu’«européenne». HANNIBAL HANSCHKE/REUTERS

Les partis conservateurs et populistes espèrent que la chancelière allemande perdra davantage d’influence en Europe après les élections européennes. Mais elle a su répondre à l’axe qui la défie.

De notre correspondant à Berlin

L’alliance de circonstance Munich-Vienne-Rome ne fait plus parler d’elle. En juin dernier, le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, le ministre allemand de l’Intérieur et leader de la CSU, Horst Seehofer, et le ministre de l’Intérieur italien d’extrême droite, Matteo Salvini, annonçaient pourtant leur désir de former un «axe des volontés» en Europe. Contre leur adversaire commun, la chancelière Angela Merkel, les trois hommes entendaient faire changer la politique d’asile de l’Union européenne. L’Autrichien donnait des gages au FPÖ, son partenaire de coalition d’extrême droite. Le Bavarois espérait inverser le cours de la campagne des élections régionales dans son Land. L’Italien, récemment élu, entendait imprimer sa marque.

Depuis, la formule a fait long feu et les mauvaises volontés nationales ont fait office de politique. En fermant ses ports aux migrants, l’Italie a imposé à l’Europe la politique du fait accompli.