Nos origines

La prise de conscience

L’idée de SMIC remonte à 2003. Elle est partie d’une série récurrente d’actualités relatives aux clandestins. En effet, le 31 juillet 2003, un africain âgé de 23 ans est retrouvé mort gelé dans le train d’atterrissage d’un avion à l’aéroport de Roissy à Paris. Moins de deux semaines après, la méditerranée se transforme en un cimetière pour des centaines d’africains. En 2005, l’enclave de Melilla et Ceuta est le théâtre d’une vague d’exactions sur des ressortissants africains, candidats à l’émigration clandestine mais stoppés net par les autorités espagnoles bloquant l’accès à leurs frontières. Ces africains n’hésitent pas à quitter leur terre d’origine et risquer leur vie pour se mettre en quête d’un hypothétique eldorado européen. C’est donc cet afflux d’informations en rapport avec le même sujet couplé à une volonté d’agir qui ont conduit trois jeunes à créer en 2004, une association baptisée SMIC (solutions aux migrations clandestines) qui sera légalisée deux ans plus tard, le 29 Mai 2006 par décision N° 000523 /RDA/J06/BAPP, afin de proposer au public des alternatives au phénomène de l’émigration clandestine. Depuis lors l’organisation compte 35 membres et une multitude de sympathisants.