Compte rendu du mini festival droits de l’Homme

Compte rendu du mini festival droits de l’Homme

Dans le cadre de la 70e journée Internationale des Droits de l’Homme (JIDH), il a été organisé par la Commission Nationale des Droit de l’Homme et des Libertés (CNDHL) en partenariat avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD-AC), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), et la Commission des Droits de l’Homme du Barreau, une série d’activités de sensibilisation, de consultation, de plaidoyer, de dialogue, de promotion et de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des Migrants , conformément à l’article 2 de la loi n° 2004/16 du 22 juillet 2004. Un mini festival s’est tenu à cet effet à l’amphithéâtre 700 du campus de l’Université de Yaoundé I le vendredi 07 décembre 2018 de 09 heures à 18 heures. L’association Solutions aux Migrations Clandestines (SMIC) y a pris part pour la première fois.

Ce mini festival a rassemblé plusieurs associations oeuvrant dans le domaine des droits de l’Homme dans le but de sensibiliser la population estudiantine et autres. SMIC sest donc mobilisée à travers ses membres et stagiaires, dans le but d’atteindre un certain nombre d’objectifs quelle sest fixée :

  • Sensibiliser les étudiants sur les risques de la migration irrégulière en mettant l’emphase sur la protection des droits du migrants;

  • faire connaître SMIC et parler de l’actuelle campagne nationale de sensibilisation sur les dangers de la migration irrégulière auprès des visiteurs à travers ses multiples outils et supports de communication ainsi que des entretiens à son stand.

L’activité a été un grand moment d’échanges et de partage avec les autres organisations présentes sur le site ; le stand a également eu de nombreux visiteurs. Cependant, tous ne se sont pas fait enregistré. On peut oser dire que le stand de SMIC a été l’un des plus visités vu son implantation stratégique situé au centre du lieu de l’évènement, ce qui a été un franc succès.

Jean Asselborn à la Conférence intergouvernementale sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, à Marrakech

Sur invitation du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le ministre des Affaires étrangères et européennes, ministre de l’Immigration et de l’Asile, Jean Asselborn, s’est rendu à Marrakech afin de participer à la Conférence intergouvernementale sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, les 10-11 décembre 2018.

La conférence de Marrakech a permis d’adopter formellement le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, qui recense des principes et des droits déjà existants, et formule 23 objectifs pour aider les pays à faire face aux migrations, en facilitant l’information, l’intégration des migrants, l’échange d’expertises et la coopération internationale.

« Le Luxembourg se félicite de l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » a déclaré Jean Asselborn, en rappelant que le Luxembourg a soutenu dès le départ la négociation du Pacte, en contribuant de manière active aux travaux à New York.

Déplorant un contexte politique où les thématiques liées à la migration sont exploitées par les agendas populistes, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a rappelé que le but du Pacte mondial est d’améliorer la coopération en matière de migration internationale et d’aider à faire en sorte que la migration soit bénéfique pour tous, pour les migrants comme pour les sociétés d’accueil.

Jean Asselborn a regretté « les retraits et désaffections de certains pays, notamment européens, qui ont empêché que l’Union européenne fasse entendre sa voix comme il sied dans un dossier qui la concerne tant » par le biais d’ « interprétations erronées, partielles ou malveillantes ». Il a expliqué que « l’UE n’a pas le droit de vendre son âme et ses valeurs fondamentales en ce qui concerne les droits de l’homme. Encore moins en ce jour où nous célébrons le 70ème anniversaire de la déclaration Universelle des droits de l’Homme ». « Mais l’Union Européenne est un projet de paix qui en a vu d’autres et saura se surpasser pour redevenir une référence en matière de droits de l’Homme » a-t-il ajouté.

En marge de la conférence, le ministre Asselborn a saisi l’occasion offerte par la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que de hauts responsables des organisations internationales, pour multiplier les échanges de vues sur les questions de l’actualité internationale.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes

Le pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech

Par LIBERATION, avec AFP — 10 décembre 2018 à 11:18
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à son arrivée à la conférence des Nations unies consacrée au pacte sur les migrations, le 10 décembre 2018 à Marrakech (Maroc)
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à son arrivée à la conférence des Nations unies consacrée au pacte sur les migrations, le 10 décembre 2018 à Marrakech (Maroc) Photo FETHI BELAID. AFP

Le texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières a été formellement approuvé ce lundi au Maroc.

Le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé lundi à Marrakech, après proclamation orale et avec le traditionnel coup de marteau, devant quelques 150 pays réunis en conférence intergouvernementale.

Soulignant les «efforts» consentis pour parvenir à ce pacte, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a exhorté à ne «pas succomber à la peur ou aux faux narratifs» sur la migration. S’exprimant à l’ouverture des débats, il a dénoncé les «nombreux mensonges» à propos d’un texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières. En France notamment, les contempteurs du texte ont tenté de greffer le sujer au mécontentement des gilets jaunes.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une «migration sûre, ordonnée et régulière», doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies. La conférence de Marrakech devait être une étape purement formelle dans ce processus mais, le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays ont fait part de leur retrait ou du gel de leur décision sur le pacte.

Près de 160 des 193 pays représentés à l’ONU étaient annoncés à Marrakech, avec une centaine d’entre eux représentés au niveau des chefs d’Etat, chefs de gouvernements ou ministres. Lundi matin, il était encore impossible de connaître dans les détails les présents et les absents, en l’absence de toute liste officielle.

Non contraignant, le Pacte recense des principes -défense des droits de l’Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale- et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations –échanges d’information et d’expertises, intégration des migrants… Il interdit les détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

Les défenseurs des droits de l’Homme le trouvent insuffisant, notamment sur l’accès des migrants à l’aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants. Ses détracteurs le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini

Le texte durcit la politique d’immigration du pays en réorganisant le système d’accueil des demandeurs d’asile ou en prévoyant une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant « dangereux ».

Sous l’impulsion du ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini, la Chambre des députés italienne a adopté mercredi 29 novembre un décret-loi durcissant la politique d’immigration, après le Sénat début novembre et dans les mêmes termes.

Le texte remplace notamment les permis de séjour humanitaires, actuellement octroyés à 25 % des demandeurs d’asile et d’une durée de deux ans, par divers autres permis, comme celui de « protection spéciale », d’une durée d’un an, ou de « catastrophe naturelle dans le pays d’origine », d’une durée de six mois, entre autres. Il prévoit également une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant « dangereux ».

Un homme rassemble ses affaires alors que la police évacue un campement de migrants, à Rome, le 13 novembre.
Un homme rassemble ses affaires alors que la police évacue un campement de migrants, à Rome, le 13 novembre. MASSIMO PERCOSSI / AP

Il réorganise aussi le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui étaient encore 146 000 fin octobre et seront regroupés dans de grands centres par mesures d’économie. Dans le volet sécurité, il généralise l’utilisation des pistolets électriques et facilite l’évacuation des bâtiments occupés.

Thème: Migrations clandestines Afrique-Europe: enjeux et perspectives pour le continent africain.

Conférence  ce vendredi 30 novembre 2018 à l’IRIC sur le thème: Migrantions clandestines Afrique-Europe: enjeux et perspectives pour le continent africain.
Résumé:
Les statistiques démontrent que l’émigration irrégulière d’origine africaine vers l’Union Européenne est en constante augmentation malgré des conditions particulièrement difficiles de voyage. En 2016, selon le Ministère de l’Intérieur d’Italie, on a enregistré 107 812 migrants d’origine africaine débarqués sur les cotes de ce pays après avoir traversé la Méditerranée. Ce nombre représente les 59% du total des arrivées en Italie par la mer. Au niveau du Niger, entre février et décembre 2016, 333 891 migrants ont été enregistrés aux points de recensement des flux de Séguédine et Arlit en direction de l’Algérie et de la Libye et 111 230 dans l’autre sens. La traversée par le mer Méditerranée est l’une des plus mortelle avec selon l’OIM 1 décès enregistré sur 35 arrivées. Ce 24 novembre 2018, on a retrouvé au bord de cette mer 25 corps des ressortissants africains.
Pendant que sur le continent européen, les pays, la Commission de l’UE se sont mobilisés, le continent africain dont sont originaire ces nombreux migrants, a semblé aphone. Le continent africain n’aurait-il rien à proposer face à ce phénomène de la migration irrégulière? Nous voulons par cette conférence interroger les politiques migratoires au sein du continent au niveau de l’Union africaine, des Organisations sous régionales, des pays. Une politique migratoire existe-t-elle? Si elle existe fonctionne-t-elle? est-elle efficace?
Pour y répondre sous la modération de l’Iric , le Dr Manga Edimo  analysera la politique migratoire de l’Union Africaine en mettant l’accent sur la migration irrégulière. Le Président de Smic Yves Tsala abordera la question à partir de l’Instance sous régionale Afrique Centrale qu’est la CEEAC. Le diplomate en service au Minrex à la Direction des camerounais de l’Etranger, des étrangers au Cameroun,et des réfugiés, Frank’Ulrich Haldjeng Nkomba présentera la politique migratoire du Cameroun en se focalisant sur les retours de migrants. Enfin le Dr Henri Mboha Nyamsi, évoquera un cas pratique à classer dans les bonnes pratiques en matière de lutte contre la migration irrégulière, la campagne de prévention à la migration irrégulière en cours menée par l’organisation SMIC, partenaire d’implémentation de l’initiative UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants.

Compte rendu Foire des Associations

Le samedi 10 novembre 2018, de 10 heures à 16 heures, l’association Solutions aux Migrations Clandestines (SMIC) a pris part pour la troisième fois à la 6ème édition de La foire aux associations, qui s’est tenue à l’Assistance Militaire Technique (AMT) de Yaoundé.

La foire aux associations a rassemblé des associations françaises et camerounaises dans le but de renforcer la notoriété des unes et des autres. Cette manifestation organisée par lAssociation Français du Monde a rassemblé une vingtaine d’institutions œuvrant dans le domaine de la santé, la culture, le sport, les loisirs, le social, la solidarité de Yaoundé. L’association Solutions aux Migrations Clandestines, sest mobilisée à travers ses membres et stagiaires, dans le but d’atteindre un certain nombre d objectifs quelle sest fixée :

  • se rapprocher des institutions françaises afin de créer des partenariats, notamment l’ambassade de France et d’autres associations;

  • faire connaître SMIC et parler de l’actuelle campagne nationale de sensibilisation sur les dangers de la migration irrégulière auprès des visiteurs à travers ses multiples outils et supports de communication ainsi que des entretiens à son stand.

Compte tenu de la météo capricieuse qui y régnait, nous pouvons dire que SMIC a atteint ses objectifs à 80% via la présence des visiteurs à son stand qui le quittaient avec un air satisfait, par les supports de communication qu’elle offrait, et les potentiels partenaires qu’elle a attiré, en l’occurrence l’Ambassade de France représenté à son plus haut niveau par l’ambassadeur lui même ou encore les Volontaires du Monde. On peut oser dire que le stand de SMIC a été l un des plus visités vu son implantation stratégique situé au centre du lieu de l’évènement. Par ailleurs, SMIC a enregistré 34 visiteurs. Vu la faible masse de visiteurs à l’évènement, on peut dire que ce fut un succès.

Le migrant se rebiffe contre les CRS et écope d’un sursis…

Le migrant, énervé contre les CRS, les avait insultés et menacés de mort lors d’une évacuation ce lundi dans la matinée.

Le migrant, énervé contre les CRS, les avait insultés et menacés de mort lors d’une évacuation ce lundi dans la matinée.

Amman, un ressortissant pakistanais âgé de 23 ans, a été jugé ce mercredi en comparution immédiate pour s’en être pris aux CRS lors d’une opération d’évacuation d’un mini-camp au Puythouck. Les faits se sont produits ce lundi matin. Quelques migrants ont cherché à s’installer dans les bois.

Coups et instultes

Les CRS sont chargés de sécuriser les lieux pour évacuer les tentes et demander aux étrangers de prendre leurs affaires. Amman, qui revient d’Auchan, passe devant eux et se…

DROITS DE L’HOMME Algérie : les autorités rejettent les « assertions » de l’ONU sur les expulsions de migrants

Des migrants à la frontière entre le Maroc et l’Algérie. © Alvaro Barrientos/AP/SIPA

L’Algérie rejette « globalement et dans le détail les assertions » d’un responsable des droits de l’Homme de l’ONU l’ayant accusée de maltraiter les migrants africains, a indiqué mercredi le ministère algérien des Affaires étrangères.

« Le gouvernement algérien rejette globalement et dans le détail les assertions de l’ONU qui non seulement outrepasse les limites de son mandat mais prend pour vérités, les allégations des personnes reconduites à la frontière pour séjour illégal », a déclaré le ministère algérien dans un communiqué.

Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Algérie a expulsé vers le Niger 35.600 Nigériens depuis 2014 – dont plus de 12.000 depuis le début 2018 – ainsi que plus de 8.000 migrants d’Afrique de l’Ouest depuis septembre 2017.

Dans le même communiqué critiquant le responsable de l’ONU, Alger s’indigne aussi contre le « représentant de l’OIM dont le bureau au Niger a changé de vocation pour devenir un vecteur de propagande ». Le ministère l’accuse « d’alimenter et d’entretenir depuis des mois une campagne de désinformation contre l’Algérie ».

 Des conditions d’expulsion inacceptables selon l’ONU

Le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme des migrants, Felipe Gonzalez Morales, a appelé mardi le gouvernement algérien à « cesser immédiatement les expulsions collectives de migrants » africains « vers le Niger ».

« Les migrants sont raflés à leurs domiciles en pleine nuit », « sans même avoir le temps de s’habiller, de prendre leurs affaires et leurs économies », s’est indigné M. Morales dans un rapport transmis à l’Agence France Presse (AFP).

Ils sont emmenés dans des postes de police, « battus » puis déportés par bus vers la frontière du Niger, où ils doivent marcher pour rejoindre la ville la plus proche, poursuit-il.

Nombre d’entre eux « vivaient et travaillaient depuis plusieurs années en Algérie, où leurs enfants étaient nés et scolarisés », a déploré le responsable de l’ONU.

Poursuite des opérations par l’Algérie

L’OIM a critiqué à plusieurs reprises le traitement des migrants africains par l’Algérie, et notamment les opérations de rapatriement forcé.

L’Algérie va poursuivre les opérations de reconduite aux frontières « en conformité avec les dispositions des conventions internationales ratifiées et en application des accords bilatéraux de réadmission », a ajouté la même source.

IL NE S’AGIT PAS D’EXPULSIONS MAIS DE MISE EN ŒUVRE D’UN ACCORD BILATÉRAL

Alger et Niamey ont conclu un accord de rapatriement des migrants nigériens en situation illégale, dont la majorité pratique la mendicité sur la voie publique, a indiqué à l’AFP un responsable au ministère de l’Intérieur.

« Il ne s’agit pas d’expulsions mais de mise en œuvre d’un accord bilatéral », a-t-il précisé.

S’agissant des migrants clandestins des pays de l’Afrique occidentale, la plupart « ne disposent pas de document de voyages ou d’identité et sont refoulés, en exécution de la législation en vigueur », a précisé ce responsable.

DROITS DE L’HOMME Algérie : l’ONU appelle à « cesser immédiatement les expulsions de migrants » africains

Des policiers algériens escortent les migrants vers un bus au centre des migrants de Zeralda, à 30 kilomètres d’Alger, le jeudi 28 juin 2018. © Abdenour Manoun/AP/SIPA

Un responsable des droits de l’homme aux Nations unies a appelé l’Algérie à « cesser immédiatement les expulsions de migrants » africains vers le Niger, dans un rapport transmis mardi à l’AFP.

« J’appelle le gouvernement algérien à cesser immédiatement les expulsions collectives de migrants » africains « vers le Niger », a écrit Felipe Gonzalez Morales, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme des migrants, à l’issue d’une mission au Niger du 1er au 8 octobre.

Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Algérie a expulsé vers le Niger 35 600 Nigériens depuis 2014 – dont plus de 12.000 depuis le début 2018 – ainsi que plus de 8 000 migrants d’Afrique de l’Ouest depuis septembre 2017. Parmi ces derniers, de nombreux migrants « vivaient et travaillaient depuis plusieurs années en Algérie, où leurs enfants étaient nés et scolarisés », s’est indigné M. Morales.

« Les migrants sont raflés à leurs domiciles en pleine nuit »

« Les migrants sont raflés à leurs domiciles en pleine nuit », « sans même avoir le temps de s’habiller, de prendre leurs affaires et leurs économies ». Ils sont emmenés dans des postes de police, « battus » puis déportés par bus vers la frontière du Niger, où ils doivent marcher pour rejoindre la ville la plus proche, accuse le rapport.

L’OIM a critiqué à plusieurs reprises le traitement des migrants africains par l’Algérie, et notamment ces opérations de rapatriement forcé. Alger avait réfuté en juillet les accusations de mauvais traitement.

Felipe Gonzalez Morales a par ailleurs appelé dans son rapport le Niger à réformer sa loi (votée en 2015) contre le trafic de migrants, jugeant qu’elle pénalisait autant les migrants que les trafiquants, tout en saluant les efforts d’accueil déployés par ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, un des principaux pays de transit de migrants vers l’Europe.